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Réponse du réseau des Amap au questionnaire

mercredi 3 avril 2013

Voici le résultat des 2 demi-journées de travail autour de la réécriture de la charte nationale des Amap, en Basse-Normandie

Chantier de révision de la charte des AMAP Questionnaire à remplir pour mai 2013

Qui a participé et quel processus à été mis en place pour remplir de ce questionnaire ?
Le réseau a organisé 2 demi-journées de travail. ; l’une en décembre à Caen (14) et l’autre en mars, à Falaise (14). Chacune de ces journées a réuni 30 personnes. Sur les 2 jours, 18 AMAP, 6 producteurs, 1 salarié du GAB 14, 1 membre d’Urgenci ont participé,

Pourquoi une charte commune ? Quel devrait-être son rôle ?
(Cette question a été traitée à l’aide du jeu des « post it »)
Plusieurs grandes idées sont ressorties du débat :
- donner un cadre éthique commun, des références communes
- lisibilité, clarification pour le grand public, les institutions, les consommateurs et les producteurs
- mettre en commun, créer du lien entre les AMAP, développer la convivialité, les contacts et les échanges
- garantir les circuits courts, locaux et promouvoir une agriculture durable et de proximité

1. Forme de la charte

Que pensez-vous de la proposition de forme de la charte des AMAP ?
L’idée d’une charte plus synthétique semble faire l’unanimité.

Êtes-vous d’accord ?
Oui

2. Questions sur le fonds de la charte

Dans quels contextes se sont développés les AMAP/votre AMAP ?
En Basse Normandie les premières AMAP apparaissent en 2004, dans le Calvados. Elles se développent assez rapidement puisque aujourd’hui la Basse Normandie compte 62 collectifs répertoriés. Nota : le développement des Amap n’est pas homogène sur le territoire. Si le Calvados et l’Orne sont « bien pourvus »,, d’autres systèmes se sont développés dans la Manche qui ne compte que quelques Amap ou collectifs fonctionnant comme tel.

Quels sont les enjeux et les objectifs des AMAP ?
(Atelier 1 de la journée du 16 mars 2013)
Enjeux politiques :
• Le maintien du tissu rural par le soutien aux petits producteurs.
• Changer par la base les modes de consommations pour au final avoir du poids dans les choix politiques qui nous concernent.
• Ancrer les AMAP dans les mouvements d’économie sociale et Solidaire
Enjeu qualité :
• Traçabilité des produits (savoir ce qu’on mange et d’où ça vient)
Les objectifs :
• favoriser la polyculture
• assurer l’entraide entre agriculteurs et agriculteur /consommateur
• soutenir les associations ou structures dont les objectifs croisent ceux des AMAP (ex Terre de Lien)
• Mieux se faire connaître pour que ce système puisse se développer.

Sur quelles valeurs les AMAP sont-elles fondées ?
• La valeur essentielle : s’engager durablement.
• Solidarité financière avec les producteurs en cas d’aléas.
• Maintenir le lien entre les producteurs et les consommateurs de quelque manière que ce soit. Il est souhaitable que le producteur soit présent à la livraison mais d’autres modes de rencontres sont envisageables.
• Dans la charte devrait apparaître l’engagement écologique.
• Vente directe sans intermédiaire obligatoire.
• Mettre en place un contrat écrit entre producteur et consommateur. Garder la possibilité de trouver une solution plus simple que le contrat individuel. Ex un contrat unique signé par le producteur et sur lequel chaque nouvel adhérent apposera sa signature.
• Plusieurs contrats dans une même AMAP doivent être possible.
• Chaque AMAP doit pouvoir garder une certaine souplesse via son règlement intérieur (régularité de l’engagement, gestion des paiements, soutien aux consommateurs aux revenus modestes...)

Comment se traduisent ses valeurs en actes ? Cette dernière question peut se décliner en plusieurs questions :
Comment fonctionne une AMAP ?

(Atelier 2 de la journée du 16 mars 2013)
Statut : cadre associatif.
Achat direct et paiement à l’avance.
Les paiements ne transitent pas par l’association.
Engagement à participer à la vie du groupe.
Rencontres physiques entre les consommateurs et les producteurs (le jour de la distribution et/ou lors de journées à la ferme et lors des AG).
Une AMAP en général plusieurs producteurs dont un maraîcher.
Définition du mot de " producteur " élargi aux transformateurs qui ne produisent pas eux-même la matière première (ex : boulanger ou producteur de tome).

Quels sont les engagements du producteur ?
Transparence. Notamment pas d’achat-revente sans accord des consommateurs et transparence sur les prix (affichage du prix au kilo et pour les maraîchers, si difficulté d’affichage des prix chaque semaine, engagement à répondre aux questions des consommateurs sur le calcul du prix du panier).
Caroline du GAB a parlé d’obligation légale d’affichage des prix au kilo.
Engagement à ne pas jeter les surplus. Ex : valorisation des excédents (par exemple fabrication de ratatouille ou de confitures, qui pourraient compléter les paniers en hiver, avec l’aide éventuelle des consommateurs).
Caroline du GAB a souligné le problème financier lié à la transformation des produits (achat ou location d’autoclave et de bocaux).
Diversité des produits (panier avec plusieurs légumes différents).
Rencontres régulières avec les consommateurs : présence périodique sur le lieu de livraison au moins pour le maraîcher. Pour les autres producteurs : participation aux AG, visites à la ferme.
Respect des horaires de livraison (dans le règlement intérieur ou le contrat).

Quels sont les engagements du consommateur ?
Engagement sur une période convenue entre chaque producteur et le groupe consommateurs (pour le maraîcher une période d’un trimestre minimum).
Engagement de prendre un panier avec des produits de saison (pas de libre choix des légumes au moment de la livraison).
C’est le paiement à l’avance qui engage formellement les consommateurs plus que la signature d’un contrat.
Pas de remboursement sauf situation particulière (problème financier d’un consommateur par exemple).
Le paiement à l’avance n’exclut pas la possibilité d’étalement de l’encaissement des chèques par le producteur.
Solidarité avec le producteur mais comment cela peut-il se concrétiser ?
Les producteurs présents dans l’atelier n’acceptent pas d’être payés pour des produits qu’ils n’auraient pas fournis. Ils préfèrent proposer soit de l’achat-revente (leur statut leur permet de faire au maximum 30 % de leur chiffre d’affaires en achat-revente), soit d’interrompre provisoirement la livraison des paniers.
Exemple d’expression de la solidarité par les consommateurs : aide au jardin (bénévole).
Remarque : ne pas oublier d’inclure les journées à la ferme dans le contrat d’assurance de l’AMAP.
Ce qui se passe en cas d’aléas climatiques ou autres, doit être défini à l’avance en accord entre le producteur et le groupe de consommateurs (contrat, règlement intérieur ?).
Participation des consommateurs à la vie du groupe (gestion, animation, permanences, visites à la ferme) en fonction des disponibilités de chacun.

3. Autre question autour de la charte

Comment accompagner collectivement le respect de l’éthique des AMAP ?
(Atelier 3 de la journée du 16 mars 2013)
Système Participatif de Garantie ou autocontrôle :
bon système pour garantir le respect de l’éthique avec 2 limites identifiées :
1/ système "lourd" sur le plan humain.
2/ Quelles suites à ces contrôles en cas de manquement constaté ? Sanctions ? Difficile à envisager pour le groupe...
Le groupe envisage alors que l’accompagnement peut se faire en amont :
• à la création de l’AMAP : insister sur l’engagement éthique demandé aux producteurs et aux consommateurs quitte à ce que certains se détournent du système pour consommer via d’autres filières (marché, vente directe...)
L’idée pour garantir un "bon" démarrage d’une Amap serait que soit inscrit à la charte le principe de parrainage/ accompagnement/ tutorat par un réseau ou une Amap déjà en fonctionnement. L’idée serait que toute nouvelle Amap puisse s’appuyer sur une plus ancienne.
• lors de l’accueil des nouveaux adhérents (même remarque qu’au point précédent)
Le groupe a abordé bien d’autres choses lors de cet atelier et souhaiterait que la question de la "fin de vie", "désunion" ou encore "rupture conventionnelle" entre une Amap et un producteur ne puisse se faire sans un préavis et que ce point soit inscrit à la charte.

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